Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 20:09

Petit message très court et très rapide parce que normalement Juan (mon super collègue bedonnant)  vient me chercher a 9h pour m'apprendre à prendre le bus et il est 8h54...
Mais connaissant la ponctualité de Juan et la ponctualité des bus qui ne suivent aucun horaire mais arrivent quand ils arrivent (s'ils arrivent...) il est possible qu'il ne soit là que vers 9h45...pour pendre le bus de 9h15 à 10h15 et donc arriver a 11h30 au lieu de 10h...
Ils ne sont pas stresses ici et quand on n'a rien de pressé à faire ( ce qui est mon cas pour l'instant parce que je n'ai pas encore commencé ce pour quoi je suis là) c'est plutôt agréable !
Alors pour l'instant c'est farniente je profite de l'instant, je déjeune de l'omelette fromage purée de lentille à 8h20 du mat' et café viennoiserie à 21h avant daller dormir; no bile c'est les vacances... ou presque.

PS: Apparemment lundi je commence à travailler dur... dur étant une notion tout à fait subjective je demande à voir !

Par Marinne
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 23:19
Par Marinne
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 23:04

Traduction :


Eau purifiée de façon osmotique


MON EAU


Ce qu'il y a de meilleur pour votre santé, personne n'égale notre qualité

Nous vous invitons à découvrir nos installations qui possèdent l'équipement le plus sophistiqué du moment.

Appelez au...

Bref ici ou en France, c'est le même baratin ! La seule différence c'est qu'au Mexique, la pub est un art qui se peint avec amour sur les murs et c'est justement ce qui fait toute la différence!!!

Par Marinne
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Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 22:56


Je pensais que la petite ville de Coita se préparait activement à de futures élections, elles ont bien eu lieu, mais en octobre de l'année passée et non pas en octobre prochain comme je le pensais. La peinture est un peu plus difficile à enlever que de simples affiches électorales mais tellement plus charmant!
Par Marinne
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 02:41
Par Marinne
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 02:36

La subtilité linguistique la plus difficile à cerner ce sont les expressions, tout le monde le sait. Mais les métaphores ne sont pas mal non plus, ce sont souvent des phrases totalement hors contexte au sens littéral, mais qui, au sens figuré, donnent  en général une pointe d’humour ou d’ironie au propos. Tout cela est bien joli et plutôt marrant à manier quand il s’agit de votre propre langue, et même dans ce cas, il arrive de ne pas du tout situer le propos. Par contre quand vous êtes déjà en lutte permanente pour comprendre ce qui se dit autour de vous et que les gens commencent à parler par métaphores… là vous pouvez le dire : vous êtes complètement largué !

Le contexte :
- La scène se déroule dans l’avion, je suis assise sur le siège du milieu dans la partie gauche de l’avion, à ma gauche un petit français tout blond, très BCBG, étudiant en architecture en 3ème année, vient au Mexique pour un stage. A ma droite une mexicaine, professeur de pédagogie en université en Espagne et qui rentre chez elle pour les vacances. Dernière nous, deux mexicains et un vacancier espagnol. Pendant tout le trajet les trois gus derrière ont passé leur temps à picoler du vin (rouge ou blanc selon la disponibilité) directement à la bouteille (trop classe), évidemment au bout de 5h de vol ils étaient complètement pétés et il nous restait encore 6h30 de voyage (sans doute les plus longues de toute mon existence…), ils rigolaient super fort, ils braillaient comme des porcs, tout un programme… et là ma voisine me raconte qu’ils sont pétés (au cas où je n’avais pas remarqué… j’ai voulu lui expliqué qu’on soit soul en espagnol ou en français, les symptômes étaient sensiblement les mêmes mais elle était partie dans un exposé, j’avais un peu de mal à saisir le sens de chaque mot, je n’allais pas me lancer dans ce genre de subtilité…) bref, elle me signale qu’ils sont ivres, jeunes et cons (c’était le sens général du propos) le tout en buvant son vin blanc au goulot, puis elle se tait. Environ 30 secondes après elle me regarde et me sort « ¿ A dónde vamos ? »

Sens littéral et scolaire : où est-ce qu’on va ?

Léger moment d’arrêt, un peu incrédule, je cogite le plus rapidement possible et dans tous les sens… où est-ce qu’on va ? heu bah à Mexico. Qu’est-ce qu’elle me fait celle-là ?! Ça fait plus de 5h qu’on est dans l’avion, ils nous ont répété au moins cinquante fois qu’on allait vers Mexico DF, cette avion ne fait pas d’escale, ni ne dépose de passager en gare de Marseille alors pourquoi elle me demande où on va ??!!! Je lui souris gentiment, je chercher quelque chose à répondre et elle répète à mi-voix comme une litanie : ¿ A dónde vamos ? ¿ A dónde vamos ? ¿ A dónde vamos ?

Le doute s’installe, pourtant j’étais presque sure que l’avion n’avait pas encore été détourné (c’est le genre de chose qu’on remarque non quand un mec se lève le regard un peu fou et crie qu’il ne faut pas bouger, ni réagir, que l’avion va être détourné pour aller s’écraser ailleurs que sur la piste d’atterrissage comme prévu initialement ?)

Dans ce cas soit, l’ivresse des gus était contagieuse soit elle voulait dire autre chose… et en réfléchissant deux secondes de plus je me suis rendue compte que ¿ A dónde vamos ? c’est également « Où va-t-on ? » et que « où va-t-on » en plus de la destination ça peut être la bourgeoise française qui s’exclame face à l’indécence ou à la dérive totale de la jeunesse : « mais où va-t-on ?! » , « mais où va le monde ?! ». Sauf que dans ce cas la bourge française était mexicaine, super gentille et avec des mèches rouges et blondes dans les cheveux !

A ce moment je me suis rendue vraiment compte que niveau linguistique… ça n’allait pas être simple. Je sens que je vais faire des bourdes monumentales !

Par Marinne
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 02:26

 

L’atterrissage est un peu moins glamour...

     Déjà parce que vous commencez à en avoir marre d’être coincée dans ce coucou sans aucune place pour bouger les jambes. 

     Et deuxièmement parce que quand il atterrit, on dirait que le pilote prend un malin plaisir à vous secouer dans tous les sens et à vous faire rebondir sur votre siège, puis à freiner au dernier moment, c’est-à-dire au moment où vous commenciez à calculer la distance qui vous séparait encore des bâtiments de l’aéroport et le temps qu’il vous restait avant que l’avion ne les emplafonne. 
     

     Le seul soulagement c’est que vous venez de finir une partie du voyage, que vous êtes à Londres et qu’il ne vous reste plus que 11h30 d’avion pour la journée avant d’arriver à Mexico !

 

 

 

Par Marinne
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 02:11

Premier voyage hors d’Europe, premier voyage en avion. Evidemment tout le monde avait cherché à me rassurer : « tu vas voir c’est génial, ça accélère et puis tu te retrouves à la verticale pendant cinq minutes » ; « t’es collé au fauteuil » ; « et puis il y a la ceinture qui te serre » ; « c’est comme un manège dans une fête foraine ». Evidemment, moi qui n’aime pas les manèges dont le seul but est de te faire vomir sur ton voisin (comme tentative de drague il y a mieux)  j’étais super rassurée. Alors pas du tout angoissée je suis montée dans l’avion, bon déjà la passerelle bouge sous tes pieds, j’étais pas encore à bord mais j’avais déjà peur que la passerelle cède sous mon poids et que je me casse la gueule… super le départ : « Bah alors marine t’es pas encore au Mexique ? » « Non je suis tombée de la passerelle en montant dans l’avion je me suis cassée la jambe... »
       Finalement je suis arrivée jusqu’à mon siège sans trop d’encombre, j’étais entourée par deux filles, une française super blasée et une mexicaine qui voulait absolument me faire la conversation en anglais.

        Puis l’hôtesse de l’air nous a fait la traditionnelle démonstration pour les gestes à accomplir si pendant le trajet un masque à oxygène vous tombe dessus ou si l’avion va arrimer et que qu’il faut que vous enfiliez un gilet de sauvetage, (je n’ai pas osé demandé mais je ne crois pas qu’ils fassent parachute alors j’étais bien contente qu’entre Paris et Londres ce soit majoritairement de l’eau, vous imaginez entre Paris et Moscou ? qu’ est-ce que vous en avez à foutre d’un gilet de sauvetage, ce n’est pas ça qui va vous empêcher de vous écraser comme un moucheron sur un pare-brise !) Et après ça, comme je l’ai vu faire par plein d’humoriste, l’hôtesse nous a indiqué les sorties de secours par des gestes très gracieux et pas du tout ridicules…

        Après cela l’avion a commencé à rouler, rouler, puis il a accéléré, les réacteurs se sont mis en marche, le bruit était assez assourdissant, j’en voyais pas mal qui fermaient les yeux alors que moi je ne voulais rien perdre de la scène, il fallait que je vois tout hors de question de laisser le pilote agir seul ! On a roulé comme ça pendant un bon moment, je me demandais quand est-ce qu’il allait daigner le faire décoller parce que bon, la piste n’était pas infinie quand même ! Et là le vrai décollage a eu lieu, j’y ai survécu avec bravoure, même pas eu peur en fait, bon si d’accord pendant quelques secondes quand je me suis rendue compte que, effectivement, c’était comme les manèges mais que la différence majeure c’est que dans un avion il n’y a rien à l’arrière, aucun bras mécanique qui vous rattache à la Terre, vous êtes dans les airs pour de vrai et sans filet. Autour de vous il n’y a plus que des nuages, la Terre s’éloigne progressivement et finalement vous vous dites : « wha le pied ! »

Par Marinne
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 16:02

 
Ca ne paraît pas si loin comme ça sur une carte à cette échelle, non on ne s'imaginerait pas au premier coup d'oeil qu'il va me falloir environ 12h pour atteindre Mexico via Londres... 12h ou suffisamment de temps pour avoir le mal de l'air, lire 2 à 3 livres de poche, vomir sur mon voisin, attraper la tourista avant même d'avoir mis un seul pied sur un nouveau continent... tout un programme pour un pérîple bien dense avant de pouvoir énoncer haut et fort que je suis arrivée à destination sans me perdre dans l'aéroport de Londres, sans me perdre dans l'hôtel de Mexico, avant de pouvoir dire que j'ai retrouver mon maître de stage au premier coup d'oeil, que je n'ai pas perdu mes bagages en cours de route et que, comme au départ de Paris, je suis toujours bien encombrée de ma valise, mon sac de voyage, mon bagage à main, mon pc, mon sac à main... supermarine prend l'avion...
C'est partiiiiiiiiiiiii :
Vendredi à 10h50, je m'envole pour Londres, puis pour Mexico dans la même journée, ensuite je saute dans un taxi pour passer ma première nuit dans un hôtel mexicain, le lendemain matin je saute dans un second taxi, retour à l'aéroport et troisième envol pour Tuxtla Gutierrez, et là si tout se passe prévu quelqu'un devrait m'y attendre pour m'embarquer jusque Ocozoautla en voiture... je commence à avoir mal au ventre, je commence à vraiment me rendre compte que je pars pour 3 mois... loin de tous, loin de tout repère... même si d'un autre côté j'ai hâte d'y être et très envie de découvrir tous ces changements à venir... Les émotions sont fortes et se succèdent sans cesse, c'est un peu éprouvant... Pendant un quart d'heure je doute, puis le quart suivant je me dis que je vais réaliser ce rêve de gamine, puis je me dis que trois mois ça peut être très long, puis je me dis que trois mois ça peut être très court, puis... JE ME RETROUVE AVEC UNE MIGRAINE GEANTE !!!!!

Par Marinne
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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /Juin /2008 21:55
Partir loin, voyager, découvrir une nouvelle culture, de nouvelles personnes, de nouveaux paysages, le rêve.
Mon rêve.
Mais avant cela, avant même de poser un pied dans l'aéroport, il y a mille et une choses à préparer, il faut tout anticiper dans les moindres détails, vaccins, pansement, crême solaire, vêtement de pluie, divers documents éparpillés aux quatre coins de chacunes des administrations qui organisent notre pays : un vrai bordel je vous assure !
Alors ce délire pur de sauter dans un avion comme ça du jour au lendemain, sans bagage, sans but ni destination précise... j'ai cru que c'était possible... pendant environ une minute. Puis j'ai bien dû admettre l'évidence qui s'imposait avec force : la solution ce sont les listes. D'innombrables listes qui recensent tout (ou du moins qui devraient), des listes qu'il ne faut surtout pas perdre, des listes sur lesquelles on raye avec joie tout ce qu'on y a effectué ; Liste pour le médecin, pour les vêtements, les produits de toilettes, les papiers administratifs, les documents à phocopier ou à retrouver pour le visa, le permis international... Pfou il y a de quoi avoir la tête qui tourne !
J'en suis au stade où chaque trait qui raye une tâche est un moment de joie intense et poignante.
Par Marinne
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